L'écriture inclusive, obligatoire quand je crée des textes ou des traductions pour vous ?

Ma position vis-à-vis de l'écriture inclusive

C’est une question que l’on m’a déjà posée, et la réponse courte, c’est non !

Oui, je suis adepte de la traduction inclusive et de la communication inclusive de manière générale, je l'applique un maximum lors que je parle/écris pour moi, mais !

Mon objectif, quand je travaille sur un projet quel qu’il soit, c’est d’abord de parler avec vos mots à vous. Avant de commencer un texte, je vous demanderai certainement ce que vous en pensez, si le principe de l’écriture inclusive vous intéresse et, si c’est particulièrement pertinent pour le projet, je vous donnerai mes conseils en la matière, mais je n’impose rien dans tous les cas.

De la même manière, libre à vous de préférer certaines pratiques à d’autres (par exemple, j’évite au possible le point médian, d’autres l’utilisent beaucoup ; à l’inverse j’utilise souvent l’accord de proximité, mais vous aurez peut-être l’impression de “faire des fautes” en l’employant...), je suis à votre écoute, le but, c’est que vous soyez à l’aise avec votre texte.

je réponds à vos questions/écriture inclusive

Les multiples facettes de la communication inclusive

La beauté de la rédaction inclusive, c’est qu’elle offre une très grande flexibilité, à l'image de la richesse de notre langue :

→ On peut se contenter d’éviter de parler de “Madame le sous-directeur”, “le maire est enceinte” (dans le contexte d’une femme cisgenre) et autres... aberrations? qui obligent notre cerveau à faire une gymnastique (car le cerveau, quand il voit un masculin, s’imagine d’abord un homme, et vice-versa).

→ On peut choisir des termes qui ne donnent pas d’indice sur le genre de la personne, on appelle cela des termes épicènes. Par exemple, si je vous dis “Tout le personnel a mangé ensemble au restaurant” vs “Nos employés ont mangé au restaurant”, c’est plus neutre, le résultat est le même, mais dans la première version, on ne présume pas que seuls des hommes étaient présents.

→ Ou on peut carrément écrire tout au féminin quand le texte s’adresse prioritairement ou majoritairement à des femmes (comme je l’avais fait avec l’Agenda 2022 de Cookieanime)

→ Sans oublier tout ce qui tourne autour du texte, en particulier les images. Je suis récemment tombée sur un article qui disait qu’il était urgent d’encourager les filles à faire des maths. Je vous le donne en mille, sur la photo, le prof était un homme, les élèves, tous des garçons. Ça crée une dissonance cognitive et notre cerveau n’aime pas ça. Autant remettre du crépi à une maison dont la charpente est bouffée par les infiltrations.

Je voudrais conclure avec une petite “blague” de traductrices : Combien de traductrices il faut pour changer une ampoule ? Et bien, ça dépend du contexte !

Si vous connaissez des traducteurs ou des traductrices, vous aurez sans doute remarqué que nous n'avons que ce mot à la bouche (surtout quand on nous prend pour des dictionnaires ambulants, mais je m’égare). Si on fait toujours attention au contexte en traduction, ce n’est pas pour se donner un genre, c’est parce que le contexte dit tout. Considérer le contexte, la situation, vous aidera bien souvent à faire le choix le plus adapté.

Et n’hésitez surtout pas à poser vos questions à ce sujet, j’y répondrai au mieux.


Photo de profil Claire Michelon

Salut ! Je m’appelle Claire et je suis là pour vous aider à traduire et créer des textes inclusifs qui reflètent vos valeurs et la culture de votre entreprise, ou les rédiger pour vous !

Si ce type de contenus vous intéresse, vous pouvez aussi me retrouver sur Instagram et LinkedIn, où je parle régulièrement de ces questions et réponds à vos questions.